Créer son étiquette alimentaire : 5 conseils à retenir

Nous connaissons tous cette phrase qui dit que nous achetons avec les yeux et que, concernant l’alimentaire, nous rachetons avec la bouche. Le premier acte d’achat, lorsqu’on ne connait pas un produit, passe en effet par le visuel. Ce dernier doit être attirant.

Il faut savoir qu’un consommateur met en moyenne 30 secondes à se décider pour choisir un produit parmi tous ceux qui se présentent à lui en magasin ou sur un étal. Durant ce court laps de temps, certains vont plus facilement attirer son regard. Ce sont généralement des produits qu’il va prendre en main et qui vont, dans la majorité des cas, finir dans son panier.

Nous comprenons ainsi tout l’intérêt que représente le travail de conception de l’étiquette d’un produit. C’est un sujet à part entière du processus de communication et de vente qui ne doit pas être négligé.

Comment rendre mon étiquette attirante ?

Cinq critères sont à prendre en considération lorsque l’on travaille sur la conception d’une étiquette et que l’on souhaite se démarquer. Il s’agit de :

  • La couleur ;
  • La typographie ;
  • Les images ;
  • La forme de l’étiquette ;
  • La matière du support de l’étiquette.

Le tout doit refléter l’image de l’entreprise et son identité. Il doit également permettre au produit, une fois mis en vente, de retenir l’attention du consommateur, de lui apporter les informations qu’il souhaite, mais surtout, de lui permettre d’identifier rapidement l’entreprise et retrouver facilement ses produits lors de son prochain achat.

Quelle couleur choisir pour mon étiquette ?

Plusieurs choix sont possibles pour cette première étape.

Tout d’abord, nous pouvons utiliser les différents codes couleur utilisés en marketing. Ces couleurs peuvent refléter une émotion ou un sentiment que l’on souhaite faire passer au travers du produit ou bien tout simplement indiquer le type de famille d’aliment auquel il appartient. Ce dernier code se nomme le code couleur des aliments et est bien connu des consommateurs. Il permet de repérer rapidement chaque famille de produit. Par exemple, le rouge est généralement associé à la viande crue, tandis que le marron est lié à la viande cuite ou que le vert correspondra plus à des fruits ou légumes.

Il est aussi possible, pour se démarquer de la concurrence, de casser ces codes. Le but de ce choix est de surprendre. Par exemple, une étiquette tirant sur le vert dans un rayon composé majoritairement de produits rouges va facilement sortir du lot.

Enfin, des jeux de couleurs, en parallèle d’une présentation générale identique des étiquettes peuvent être utilisés pour distinguer les produits d’une même gamme. Par ce biais, des parfums ou saveurs différents peuvent ainsi être clairement identifiés par le consommateur, tout en conservant une homogénéité des visuels pour les produits d’une même entreprise.

Exemple d’une déclinaison de couleurs pour distinguer des saveurs différentes dans la gamme de pâtés et rillettes

Quel style d’écriture utiliser sur mon étiquette ?

Il existe un très grand nombre de polices différentes, gratuites ou payantes, que l’on peut trouver sur internet afin de donner du cachet à son étiquette. Le choix du style dépend de l’identité que l’on souhaite donner à son produit. Voici quelques exemples :

Cependant, une police trop élaborée ne doit pas être employée sur la totalité de l’étiquette. En effet, il est important d’assurer une bonne lisibilité de son contenu. Pour les textes et les informations réglementaires dont les dimensions sont contrôlées, il est recommandé d’utiliser des polices plus simples

Comment utiliser des images sur mon étiquette ?

L’intégration de ce type d’élément permet de donner plus de caractère à l’étiquette. Ils peuvent prendre plusieurs formes, telles que :

  • Des illustrations ou pictogrammes représentant le produit en lui-même, des ingrédients le composant ou bien l’animal dont il est issu, qui peuvent être réalistes, minimalistes ou encore sous forme de dessin au trait, selon le style que l’on a choisi de donner au produit ; 
  • Une belle photo de l’exploitation, du laboratoire ou encore du producteur, qui rend le produit plus humain et authentique.

Attention toutefois à certaines photos d’ingrédients détourées qui peuvent donner une image industrielle au produit. C’est une pratique souvent utilisée par les grandes marques et qui pourrait nuire à l’aspect artisanal du produit.

Quelle forme donner à mon étiquette ?

Utiliser des formes originales permet de se démarquer et d’attirer l’œil du consommateur. On peut imaginer de nombreuses formes d’étiquettes comme, par exemple : 

  • Celle d’un des ingrédients, de forme relativement simple, composant le produit ;
  • Celle d’un objet rapportant à l’activité de l’entreprise ;
  • Un rond pour le couvercle avec des bandes de scellage retombant sur les côtés d’un bocal ;
  • Un rectangle simple avec une découpe sur un bord ou un côté retraçant le contour du logo de l’entreprise.

Le tout est de laisser libre court à son imagination et mettre en valeur l’identité du produit.

Exemple d’étiquette en forme de pomme de terre sur les produits de Le Bois Galant ©Caracterre!

Malgré ce que l’on pourrait penser, le coût des étiquettes ne sera pas obligatoirement plus élevé que pour une découpe classique. En effet, certains imprimeurs sont équipés d’imprimantes laser permettant de faire des découpes en suivant un modèle sans générer de surcoût.

Il ne faut cependant pas oublier de prendre en considération l’étape de collage qui ne doit pas être compliquée par une forme trop élaborée avec des risques de déchirures ou de mauvaise adhésion à la forme du contenant.

Comment choisir la matière et les finitions de mon étiquette ?

Cette dernière étape ne doit pas être négligée car ce sont ces deux aspects qui vont pouvoir mettre en valeur le travail de graphisme effectué sur l’étiquette. Parmi les différentes matières, nous retrouvons :

  • Les papiers couchés, un grand classique au rendu lisse qui reste le plus abordable en termes de prix ;
  • Les matières synthétiques, plus résistantes en milieu humide ou gras ;
  • Les papiers texturés tel que le kraft, le papier aspect bois ou encore l’aspect coton tissé, donnant à l’étiquette un aspect naturel et artisanal ;
  • Les papiers écoresponsables comme ceux en fibre de canne ou en papier recyclé, pour aller plus loin dans les pratiques de développement durable ;
  • Les papiers certifiés pour le contact alimentaire, permettant d’utiliser l’étiquette directement sur un produit sans emballage, comme pour les fruits et légumes, sans risque pour le consommateur.

Les finitions, quant à elles, permettent de sublimer l’aspect final de l’étiquette en lui apportant une personnalisation ultime. Il existe une multitude de finitions possibles, telles que :

  • Les vernis et pelliculages, brillants, mat ou satinés, apportant du contraste à l’étiquette tout en lui conférant une protection ;
  • Les dorures, pour embellir certains détails de l’étiquette ;
  • Le gaufrage, permettant d’intégrer du relief sur des zones précises de l’étiquette.

Vous souhaitez de l’aide pour réaliser les étiquettes de vos produits ? Nous sommes là pour vous conseiller. Alors n’hésitez pas à nous contacter ici !


Cet article a été réalisé en partenariat avec Alma FOOD, une équipe qualifiée qui vous accompagne dans l’étiquetage réglementaire de vos produits alimentaires.

Coordonnées :
06 81 14 84 51
contact@almafood.fr

Johann Gigon

Johann Gigon

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